Sandra Bertin policière de Nice lors des attentats dénonce l’incompétence de Cazeneuve

Le tribunal correctionnel de Paris, qui devait rendre sa décision jeudi 14 septembre, l’a repoussée d’une semaine, indique l’AFP qui cite une source judiciaire et l’avocat de Bernard Cazeneuve.

Celui qui était alors ministre de l’Intérieur, ainsi que l’administration de la police nationale, avaient déposé plainte contre la policière niçoise après que cette dernière a rapporté au JDDles « pressions » qu’elle aurait subies après l’attentat du 14-Juillet.

A l’audience, qui s’est tenue début juillet, le ministère public avait requis sa relaxe, « certain qu’il n’y a jamais eu d’ordre passé à Mme Bertin pour faire un faux » alors qu’elle rédigeait un rapport sur le dispositif de sécurité en vigueur le soir de l’attentat.

La procureur a estimé que la prévenue avait « fantasmé » ces prétendues pressions, mais jugé qu’elle n’avait pas eu d’« intention maligne » en les rapportant ensuite à la presse. Selon le parquet, le tribunal devrait donc retenir la « bonne foi » et relaxer la prévenue.

L’article avait alimenté une polémique sur le dispositif de sécurité au moment où Mohamed Lahouaiej Bouhlel a foncé avec son camion dans la foule, faisant 86 morts et 450 blessés sur la Promenade des Anglais le 14 juillet 2016.

La représentante du ministère public a balayé l’idée selon laquelle la policière municipale aurait pris part à une « manipulation » orchestrée par l’actuel maire de Nice, Christian Estrosi, bien que Sandra Bertin ait eu des « accointances politiques » avec l’élu.

Loin d’un « complot » ourdi à Nice ou à Paris, pour le parquet, cette affaire s’est cristallisée dans un moment de « stress » et « d’extrême fatigue », quand « plus personne ne se comprend et n’arrive à se parler calmement ».

La décision du tribunal sera donc connue jeudi 21 septembre.